
Les chiffres à retenir
- Au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage au sens du BIT atteint 8,3 % de la population active en France, son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2020, selon l'Insee
- Le taux de chômage des 15-24 ans s'élève à 21,6 % au même trimestre, contre 7,5 % pour les 25-49 ans et 5,5 % pour les 50 ans ou plus
- Un chômeur au sens du BIT doit être sans emploi, disponible sous deux semaines et avoir cherché activement du travail dans le mois : une définition différente de l'inscription à France Travail
- Fin 2022, dernière comparaison publiée par l'Insee, 2,2 millions de personnes étaient chômeurs au sens du BIT contre 3,1 millions d'inscrits à France Travail en catégorie A, un écart de 860 000
- En 2024, le taux de chômage français (7,4 %) restait supérieur à la moyenne de l'Union européenne (5,9 %) et plus du double du niveau allemand (3,4 %), selon l'Insee
Le taux de chômage en France s'établit à 8,3 % de la population active au deuxième trimestre 2026, selon l'Insee. C'est son plus haut niveau depuis la crise sanitaire de 2020, et il concerne 2,7 millions de personnes au sens du Bureau international du travail (BIT), la définition officielle utilisée pour ce chiffre trimestriel.
Ce chiffre fait partie des indicateurs suivis sur la page d'accueil du site, aux côtés de la dette publique, du Smic et de l'inflation.
Quel est le taux de chômage en France aujourd'hui ?
Selon l'Insee (Informations rapides n° 192, publiée le 7 août 2026), le taux de chômage au sens du BIT s'établit à 8,3 % de la population active au deuxième trimestre 2026, en France. Il est supérieur de 0,2 point à son niveau du premier trimestre 2026 (8,1 %) et de 0,7 point à celui du deuxième trimestre 2025 (7,6 %). Le nombre de chômeurs augmente de 62 000 sur le trimestre, à 2,7 millions de personnes, et de 261 000 sur un an.
L'Insee précise que ce niveau est le plus haut depuis le troisième trimestre 2020, période encore marquée par la crise sanitaire, et depuis le troisième trimestre 2019 si l'on écarte cet épisode particulier. Il reste toutefois nettement inférieur au pic de mi-2015, de 2,2 points selon l'institut.
| Trimestre | Taux de chômage BIT |
|---|---|
| 1er trimestre 2025 | 7,5 % |
| 2e trimestre 2025 | 7,6 % |
| 3e trimestre 2025 | 7,8 % |
| 4e trimestre 2025 | 8,0 % |
| 1er trimestre 2026 | 8,1 % |
| 2e trimestre 2026 | 8,3 % |
Source : Insee, Informations rapides n° 192, 7 août 2026 (données CVS, en moyenne trimestrielle).
Quand paraît le prochain chiffre ?
L'Insee publie ces résultats environ un mois et demi après la fin de chaque trimestre. La prochaine publication, portant sur le troisième trimestre 2026, est annoncée pour le 10 novembre 2026 à 7h30, selon l'Insee.
Comment le taux de chômage est-il calculé ?
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d'actifs, c'est-à-dire les personnes en emploi ou au chômage, selon la définition de l'Insee. Ce ratio n'est pas mesuré à partir d'un fichier administratif, mais à partir d'une enquête statistique menée chaque trimestre auprès des ménages.
Comment ce chiffre est calculé
Le taux de chômage au sens du BIT provient de l'enquête Emploi en continu, réalisée par l'Insee. C'est la seule source qui permette de mesurer directement le chômage selon les critères du Bureau international du travail (BIT), harmonisés avec les autres pays européens dans le cadre de l'enquête sur les forces de travail (Labour Force Survey) pilotée par Eurostat. Selon la documentation méthodologique de l'Insee, l'échantillon trimestriel porte sur plusieurs dizaines de milliers de logements tirés au sort, dont les occupants sont interrogés jusqu'à six trimestres consécutifs. Est comptée comme chômeur au sens du BIT toute personne de 15 ans ou plus qui remplit simultanément trois conditions : être sans emploi durant la semaine de référence de l'enquête, être disponible pour travailler dans les deux semaines suivantes, et avoir effectué une démarche active de recherche d'emploi au cours des quatre semaines précédentes, ou avoir trouvé un emploi qui commence dans les trois mois. Le seul fait d'être inscrit à France Travail ne constitue pas, en soi, une démarche active de recherche d'emploi au sens de cette définition.
Exemple concret
Karim, 45 ans, perd son emploi en juillet 2026. Il s'inscrit à France Travail le mois suivant, mais attend septembre pour envoyer ses premières candidatures : au moment où l'enquête Emploi l'interroge en août, il n'a pas encore effectué de démarche active de recherche au cours des quatre semaines précédentes. Il n'est donc pas comptabilisé comme chômeur au sens du BIT ce trimestre-là, même s'il figure bien parmi les demandeurs d'emploi inscrits à France Travail. À l'inverse, Julie, 28 ans, qui postule activement chaque semaine et pourrait commencer à travailler sous quinze jours, remplit les trois critères du BIT et sera comptée comme chômeuse, qu'elle soit ou non inscrite à France Travail. Ces deux exemples illustrent pourquoi les deux séries statistiques ne se recouvrent jamais totalement.
Pourquoi le nombre de chômeurs BIT diffère-t-il des inscrits à France Travail ?
Le chômage au sens du BIT et l'inscription à France Travail (ex-Pôle emploi) reposent sur deux logiques différentes, selon l'Insee. Le premier est mesuré par une enquête auprès d'un échantillon de ménages, à partir de critères déclaratifs (disponibilité, recherche active). Le second résulte d'une démarche administrative, comptabilisée de façon exhaustive dans les fichiers de gestion des listes. Une personne peut être inscrite en catégorie A à France Travail sans avoir effectué d'acte de recherche d'emploi au sens du BIT, et inversement un chômeur au sens du BIT peut ne pas être inscrit, par exemple s'il est suivi par une mission locale.
Selon l'Insee et la Dares, au quatrième trimestre 2022, dernière comparaison détaillée disponible sur longue période, 2,2 millions de personnes étaient chômeurs au sens du BIT en France (hors Mayotte), contre 3,1 millions de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A, soit un écart de 860 000 personnes. Cet écart, faible en 2009, s'était accru pendant dix ans jusqu'à 1,1 million fin 2019, avant de se réduire nettement à partir de 2021 avec le retour aux règles de gestion antérieures à la crise sanitaire et de nouvelles règles d'assurance chômage.
Comment le taux de chômage a-t-il évolué depuis les années 2000 ?
Le taux de chômage français a connu plusieurs cycles marqués depuis le début des années 2000. Il a fortement augmenté après la crise financière de 2008-2009, atteint son pic à la mi-2015, avant une baisse quasi continue jusqu'en 2019, puis une nouvelle phase de hausse amorcée fin 2024.
| Année | Nombre de chômeurs (BIT, en milliers) |
|---|---|
| 2008 | 2 145 |
| 2015 (pic) | 3 084 |
| 2019 | 2 544 |
| 2020 | 2 412 |
| 2022 | 2 262 |
| 2023 | 2 296 |
| 2024 | 2 343 |
| 2025 | 2 451 |
Source : Insee, « L'essentiel sur… le chômage » (données annuelles, France).
Selon l'Insee, en 2024 le taux de chômage s'établissait à 7,4 % de la population active, comme en 2023 et après 7,3 % en 2022 : deux années de stabilité qui ont suivi sept années consécutives de diminution, de 0,4 point en moyenne par an. Ce niveau de 2024 se situait 2,9 points au-dessous du pic de 2015 et proche de celui de 2008. En 2025, en moyenne sur l'année, le taux remonte à 7,7 % des actifs, selon l'Insee, une hausse annuelle qui n'avait pas été aussi marquée depuis 2013.
Pourquoi le chômage augmente-t-il depuis fin 2024 ?
Le deuxième trimestre 2026 est le sixième trimestre de mise en œuvre de la loi pour le plein emploi, entrée en vigueur en janvier 2025. Selon l'Insee, sur les six trimestres cumulés depuis fin 2024, les bénéficiaires du RSA et les jeunes de 15 à 29 ans inscrits à France Travail, deux publics désormais mieux suivis dans les statistiques d'emploi du fait de cette loi, contribuent pour près de la moitié de la hausse cumulée du taux de chômage. L'Insee précise toutefois que ces contributions comptables ne permettent pas de distinguer précisément les effets de la loi de ceux de la conjoncture économique sur ces publics.
Quel est le taux de chômage des jeunes en France ?
Le taux de chômage des 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre 2026, en hausse de 0,4 point sur le trimestre et de 2,5 points sur un an, selon l'Insee. Il reste nettement supérieur à celui des autres tranches d'âge : 7,5 % pour les 25-49 ans et 5,5 % pour les 50 ans ou plus au même trimestre.
| Catégorie | Taux de chômage, moyenne 2025 |
|---|---|
| 15-24 ans | 19,8 % |
| 25-49 ans | 6,9 % |
| 50 ans ou plus | 5,0 % |
| Ensemble | 7,7 % |
Source : Insee, « L'essentiel sur… le chômage » (moyenne annuelle 2025, France).
Pourquoi le taux de chômage des jeunes est-il si élevé ?
Selon l'Insee, le taux de chômage se calcule uniquement parmi les actifs, or avant 25 ans la majorité des jeunes sont encore en études et ne sont donc pas actifs. Rapporté à l'ensemble de la population des 15-24 ans et non aux seuls actifs, l'écart se réduit fortement : la part des chômeurs dans cette classe d'âge s'établissait à 8,5 % en 2025, un niveau proche de celui mesuré pour l'ensemble des 15-64 ans (5,8 %), précise l'Insee. Le niveau de diplôme joue aussi un rôle marqué : en 2025, le taux de chômage atteint 14,7 % pour les actifs ayant au plus le brevet des collèges, contre 9,1 % pour les titulaires du baccalauréat et 5,3 % pour les diplômés du supérieur, selon l'Insee.
Le taux de chômage est-il le même partout en France ?
Non. Selon l'Insee (taux de chômage localisés, deuxième trimestre 2026), le taux de chômage varie fortement d'une région à l'autre. Il atteint 10,0 % dans les Hauts-de-France et 9,7 % en Occitanie, contre 6,8 % en Bretagne et en Pays de la Loire. En Île-de-France, il s'établit à 8,2 %, proche de la moyenne nationale.
| Territoire | Taux de chômage, 2e trimestre 2026 |
|---|---|
| Bretagne | 6,8 % |
| Île-de-France | 8,2 % |
| Hauts-de-France | 10,0 % |
| France métropolitaine | 8,1 % |
| La Réunion | 18,8 % |
| Guyane | 20,4 % |
| France hors Mayotte | 8,3 % |
Source : Insee, taux de chômage localisés, deuxième trimestre 2026 (données CVS).
Les départements et régions d'outre-mer affichent des taux nettement supérieurs à la moyenne nationale, en particulier la Guyane (20,4 %) et La Réunion (18,8 %), tandis que la Martinique se situe à 12,8 % au même trimestre, selon l'Insee.
Ce que le taux de chômage BIT ne mesure pas
Le taux de chômage BIT laisse de côté deux situations proches du chômage, mais qui n'en remplissent pas tous les critères. La première est le « halo autour du chômage » : selon l'Insee, 1,9 million de personnes souhaitaient un emploi au deuxième trimestre 2026 sans être comptées comme chômeurs, faute d'être disponibles sous deux semaines ou d'avoir effectué une recherche active. Cette population représente 4,4 % des 15-64 ans, un niveau quasi stable sur un an (-0,1 point).
La seconde est la durée d'inactivité professionnelle : le taux de chômage de longue durée (un an ou plus) atteint 2,1 % de la population active au deuxième trimestre 2026, soit 671 000 personnes, selon l'Insee. En 2025, en moyenne sur l'année, 23,1 % des chômeurs étaient au chômage depuis un an ou plus, et 9,5 % depuis deux ans ou plus, ce que l'Insee qualifie de chômage de « très longue durée ».
Comment la France se situe-t-elle par rapport aux autres pays européens ?
Selon l'Insee, la France affichait un taux de chômage de 7,4 % en 2024, ce qui la plaçait en sixième position des taux les plus élevés parmi les pays de l'Union européenne, au-dessus de la moyenne de l'UE (5,9 %). Selon Eurostat, cette moyenne européenne est passée à 6,0 % en 2025.
| Pays | Taux de chômage, 2024 |
|---|---|
| Allemagne | 3,4 % |
| Italie | 6,5 % |
| Union européenne | 5,9 % |
| France | 7,4 % |
| Grèce | 10,1 % |
| Espagne | 11,4 % |
Source : Insee, « France, portrait social », édition 2025.
L'écart avec l'Allemagne, deux fois moins touchée par le chômage, s'explique en partie par des différences de structure du marché du travail : selon l'Insee, l'Allemagne recourt davantage au temps partiel (29,2 % des personnes en emploi de 20 à 64 ans en 2024) que la France (16,8 %), ce qui limite mécaniquement le nombre de personnes classées comme actives et disponibles pour un emploi à temps plein.
Questions fréquentes
Quel est le taux de chômage actuel en France ?
Au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage au sens du BIT s'établit à 8,3 % de la population active en France, selon l'Insee (Informations rapides n° 192, 7 août 2026), soit 2,7 millions de personnes.
Qu'est-ce que le chômage « au sens du BIT » ?
C'est la définition du Bureau international du travail, reprise par l'Insee et harmonisée au niveau européen. Une personne est comptée comme chômeuse si elle est sans emploi durant la semaine de référence de l'enquête, disponible pour travailler dans les deux semaines, et si elle a effectué une démarche active de recherche d'emploi dans le mois précédent, ou a trouvé un emploi qui commence dans les trois mois.
Pourquoi le nombre de chômeurs de l'Insee diffère-t-il du nombre d'inscrits à France Travail ?
Parce que les deux mesures reposent sur des critères différents : l'enquête Emploi de l'Insee interroge un échantillon de ménages selon les critères du BIT, tandis que l'inscription à France Travail est une démarche administrative. Selon l'Insee et la Dares, fin 2022, 2,2 millions de personnes étaient chômeurs au sens du BIT contre 3,1 millions d'inscrits en catégorie A, soit un écart de 860 000.
Quel est le taux de chômage des jeunes en France ?
Il atteint 21,6 % pour les 15-24 ans au deuxième trimestre 2026, selon l'Insee, contre 7,5 % pour les 25-49 ans et 5,5 % pour les 50 ans ou plus. Ce taux élevé s'explique en partie par le fait que la plupart des jeunes de cet âge sont encore en études et ne sont donc pas comptés comme actifs.
Le taux de chômage est-il le même dans toute la France ?
Non. Au deuxième trimestre 2026, il varie de 6,8 % en Bretagne à 10,0 % dans les Hauts-de-France en métropole, selon l'Insee, et grimpe à 20,4 % en Guyane et 18,8 % à La Réunion dans les départements d'outre-mer.
La France a-t-elle un taux de chômage élevé par rapport à ses voisins européens ?
Oui. En 2024, dernière comparaison internationale publiée par l'Insee, le taux de chômage français (7,4 %) dépassait la moyenne de l'Union européenne (5,9 %) et restait plus du double de celui de l'Allemagne (3,4 %).
Le taux de chômage n'est jamais un chiffre unique : derrière le 8,3 % du deuxième trimestre 2026 se cachent des écarts considérables selon l'âge, le diplôme, la région ou la définition retenue. Ce que l'Insee mesure trimestre après trimestre reste néanmoins l'indicateur le plus comparable dans le temps et entre pays, précisément parce qu'il repose sur une même enquête et sur les mêmes critères depuis plus de vingt ans. Comme pour le salaire médian en France ou la dette publique, sa valeur tient moins au niveau atteint à un instant donné qu'à la trajectoire qu'il dessine d'un trimestre sur l'autre. Pour suivre les autres chiffres du travail et des salaires, direction le dossier travail et salaires du site.
Sources
- Insee, Informations rapides n° 192, « Au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage augmente de 0,2 point et atteint 8,3 % », 7 août 2026
- Insee, « L'essentiel sur… le chômage »
- Insee, « Taux de chômage selon le sexe et l'âge »
- Insee, « Taux de chômage localisés au 2e trimestre 2026 »
- Insee, « Chômeurs au sens du BIT et demandeurs d'emploi de catégorie A : une réduction de l'écart depuis début 2021 »
- Insee, « Emploi et chômage en Europe », France, portrait social, édition 2025
- Insee, documentation méthodologique de l'enquête Emploi en continu
- Eurostat, « EU unemployment rate in 2025: 6.0% », 10 juin 2026

Gaspard Mérindol, rédacteur en chef. Journaliste économique, il explique l'économie française avec les chiffres officiels : dette, emploi, salaires, prix. Chaque donnée est datée et sourcée.

