Au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage au sens du BIT atteint 8,3 % de la population active en France, et le Smic mensuel brut s'établit à 1 867,02 euros depuis le 1er juin 2026. Ce dossier réunit les chiffres officiels du travail et des salaires en France, emploi et chômage, Smic, salaire médian et moyen, retraites, chacun daté et rattaché à sa source.
Le chômage en France : définition BIT, dernier chiffre, jeunes
Le chômage se mesure en France selon une définition internationale, celle du Bureau international du travail (BIT), reprise par l'Insee pour rester comparable avec les autres pays européens. Selon l'Insee, un chômeur au sens du BIT est une personne âgée de 15 ans ou plus qui remplit simultanément trois conditions : être sans emploi durant une semaine donnée, être disponible pour travailler dans les deux semaines, et avoir effectué une démarche active de recherche d'emploi au cours des quatre semaines précédentes ou avoir trouvé un emploi qui commence dans moins de trois mois. Le seul fait d'être inscrit à France Travail ne constitue pas, en soi, une démarche active de recherche d'emploi au regard de ces critères. Le taux de chômage, lui, rapporte le nombre de chômeurs au sens du BIT au nombre d'actifs, c'est à dire aux personnes en emploi et aux chômeurs réunis.
Au deuxième trimestre 2026, selon l'Insee (Informations rapides n° 192, parue le 7 août 2026), le nombre de chômeurs augmente de 62 000 par rapport au trimestre précédent, pour atteindre 2,7 millions de personnes. Le taux de chômage s'établit à 8,3 % de la population active, supérieur de 0,2 point à son niveau du premier trimestre 2026 et de 0,7 point à celui du deuxième trimestre 2025. Il se situe à son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2020, marqué par la crise sanitaire, et depuis le troisième trimestre 2019 auparavant, mais demeure nettement au-dessous de son pic de mi-2015, à 2,2 points d'écart. À partir de cette publication, l'Insee précise que le champ des principaux indicateurs conjoncturels du marché du travail s'étend désormais à l'ensemble de la France, Mayotte compris, ce qui rehausse le taux de chômage de 0,06 point par rapport à l'ancien champ « hors Mayotte », sans changer les évolutions trimestrielles après arrondi.
Le chômage touche très inégalement les classes d'âge. Au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage des 15-24 ans rebondit de 0,4 point, à 21,6 %, tandis qu'il progresse de 0,2 point chez les 25-49 ans, à 7,5 %, et de 0,3 point chez les 50 ans ou plus, à 5,5 %. Sur un an, la hausse est particulièrement marquée chez les jeunes, avec 2,5 points supplémentaires. Selon l'Insee, ce niveau élevé du chômage des jeunes s'explique en grande partie par un effet de composition : entre 15 et 24 ans, peu de jeunes sont actifs, 43,1 % contre 89,0 % pour les 25-49 ans, et parmi eux, les moins diplômés, qui entrent plus tôt sur le marché du travail, sont surreprésentés. En 2025, en moyenne sur l'année, le taux de chômage atteignait 19,8 % chez les 15-24 ans, contre 6,9 % chez les 25-49 ans et 5,0 % chez les 50 ans ou plus. Le diplôme joue aussi un rôle net : en 2025, le taux de chômage atteint 14,7 % pour les actifs ayant au plus le brevet des collèges, contre 5,3 % pour les diplômés du supérieur, avec des niveaux intermédiaires pour les titulaires d'un BEP ou CAP, 7,6 %, ou du baccalauréat, 9,1 %.
Entre les hommes et les femmes, l'écart reste resserré : au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage des femmes progresse de 0,4 point sur le trimestre, à 8,2 %, tandis que celui des hommes reste stable, à 8,5 %. Une partie du chômage reste durable : au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage de longue durée, c'est à dire des personnes qui déclarent chercher un emploi depuis plus d'un an, atteint 2,1 % de la population active, soit 671 000 personnes, son plus haut niveau depuis le deuxième trimestre 2022. En 2025, sur l'ensemble des chômeurs, 59,5 % le sont depuis moins de six mois, mais 23,1 % le sont depuis un an ou plus, et 9,5 % depuis deux ans ou plus. Le taux d'emploi des 15-64 ans, qui mesure la part de cette population qui travaille effectivement, recule de 0,3 point au deuxième trimestre 2026, à 69,0 %, portant le repli sur un an à 0,5 point.
Comment ce chiffre est calculé
Le chômage au sens du BIT ne se mesure pas à partir des inscriptions à France Travail, mais exclusivement par une enquête, l'enquête Emploi de l'Insee, qui interroge un échantillon de la population sur sa situation réelle : a-t-elle travaillé au moins une heure durant la semaine de référence, a-t-elle cherché activement un emploi, est-elle disponible pour en prendre un. C'est la version française de l'enquête sur les forces de travail harmonisée par Eurostat. Cette méthode explique que le nombre de chômeurs au sens du BIT, 2,7 millions au deuxième trimestre 2026, diffère du nombre de demandeurs d'emploi inscrits à France Travail en catégorie A, 3,3 millions à la même période selon l'Insee : un demandeur d'emploi inscrit peut ne pas être chômeur au sens du BIT, notamment s'il n'a pas effectué de démarche active de recherche sur la période, et inversement.
Autour du chômage strict subsiste un « halo » : au deuxième trimestre 2026, 1,9 million de personnes inactives au sens du BIT souhaitent un emploi sans être comptées comme chômeuses, faute de recherche active ou de disponibilité immédiate, soit 4,4 % de la population des 15-64 ans. Le sixième trimestre de mise en œuvre de la loi pour le plein emploi contribue à une partie de la hausse récente : sur les six trimestres cumulés, les bénéficiaires du RSA et les jeunes de 15 à 29 ans inscrits à France Travail expliquent près de la moitié de la hausse du taux de chômage, une évolution que l'Insee qualifie de contribution comptable, sans pouvoir isoler précisément l'effet de la réforme de celui de la conjoncture.
Le Smic 2026 : montants et revalorisation
Le salaire minimum interprofessionnel de croissance, ou Smic, est le montant minimum légal en dessous duquel un salarié majeur ne peut pas être rémunéré, quelle que soit la forme de sa rémunération, au temps, au rendement, à la commission ou au pourboire. Depuis le 1er juin 2026, après une revalorisation de 2,41 %, le Smic horaire brut s'élève à 12,31 euros, soit 9,74 euros net, selon service-public.gouv.fr. Sur la base de 35 heures hebdomadaires, le Smic mensuel brut atteint 1 867,02 euros, soit 1 477,93 euros net, et le Smic annuel brut 22 404,20 euros, soit 17 735,19 euros net. Avant cette revalorisation de juin, le Smic était fixé, depuis le 1er janvier 2026, à 12,02 euros brut de l'heure et 1 823,03 euros brut par mois, après une hausse mécanique de 1,18 % au 1er janvier. Les montants nets restent indicatifs, car ils dépendent du taux de cotisations salariales appliqué à chaque situation.
Le Smic est revalorisé chaque année au 1er janvier, selon service-public.gouv.fr, sur la base de deux mécanismes cumulés : il est indexé sur l'inflation mesurée pour les 20 % des ménages ayant les revenus les plus faibles, et cette revalorisation est complétée par la moitié du gain de pouvoir d'achat du salaire horaire moyen des ouvriers et des employés. Un mécanisme de sécurité s'ajoute en cours d'année : si l'indice des prix à la consommation augmente d'au moins 2 % par rapport à l'indice constaté lors de l'établissement du dernier montant du Smic, celui-ci est automatiquement revalorisé dans les mêmes proportions, sans attendre le 1er janvier suivant. C'est ce second mécanisme qui explique la hausse intervenue au 1er juin 2026, distincte de la revalorisation classique de début d'année. L'employeur qui verse une rémunération inférieure au Smic s'expose à une amende de 1 500 euros et peut être condamné à verser des dommages et intérêts au salarié.
Un salarié payé au Smic mensuel net de 1 477,93 euros depuis juin 2026 se situe nettement au-dessous du salaire médian net du secteur privé, 2 190 euros en 2024 selon l'Insee, mais reste proche du premier décile des salaires, 1 492 euros à la même date : autrement dit, environ un salarié du secteur privé sur dix touche un salaire proche du niveau du Smic. Au premier trimestre 2026, selon l'Insee, les salaires horaires dans les secteurs marchands non agricoles progressent de 2,0 % sur un an, une accélération portée notamment par la revalorisation du Smic de janvier, dans un contexte d'inflation mesurée à 1,0 % sur un an en moyenne sur le trimestre.
Salaire médian et salaire moyen en France
Le salaire moyen et le salaire médian répondent à deux questions différentes. Le salaire moyen additionne tous les salaires et les divise par le nombre de salariés : il est sensible aux très hauts salaires, qui le tirent vers le haut. Le salaire médian partage la population en deux : la moitié des salariés gagne moins, l'autre moitié gagne plus. En 2024, dans le secteur privé, selon l'Insee (Insee Première n° 2079, parue le 23 octobre 2025), le salaire en équivalent temps plein s'établit en moyenne à 3 602 euros brut par mois, soit 2 733 euros net de cotisations et contributions sociales, tandis que le salaire médian net atteint 2 190 euros, soit 543 euros de moins que la moyenne. Ces montants sont exprimés en équivalent temps plein, c'est à dire ramenés à un temps complet sur toute l'année, afin de pouvoir comparer des volumes de travail différents.
La distribution complète des salaires révèle une répartition tassée dans le bas de l'échelle et étirée vers le haut : en 2024, un salarié du secteur privé sur dix touche moins de 1 492 euros net par mois, le premier décile, alors qu'un salarié sur dix touche plus de 4 334 euros net, le neuvième décile, selon l'Insee. L'écart entre le neuvième et le premier décile, un indicateur classique de dispersion, est donc d'environ 2,9. Cette concentration des salaires dans le bas de la distribution explique que le salaire médian reste inférieur au salaire moyen d'environ 20 %. Dans la fonction publique, les rémunérations suivent une hiérarchie différente : selon l'Insee, le salaire net moyen en équivalent temps plein s'établit à 2 650 euros par mois en 2023, avec 2 890 euros pour la fonction publique d'État, 2 250 euros pour la fonction publique territoriale et 2 840 euros pour la fonction publique hospitalière ; le salaire médian y atteint 2 380 euros, avec un éventail plus resserré qu'au privé.
Le champ de l'enquête de l'Insee a changé en 2024 : il intègre désormais les apprentis, les stagiaires et Mayotte, ce qui rend les chiffres de 2024 non comparables terme à terme avec ceux des années antérieures. Pour fixer les idées avec un exemple : Karim, technicien payé 1 950 euros net par mois en équivalent temps plein, gagne plus que le premier décile des salaires, 1 492 euros, mais reste sous le salaire médian, 2 190 euros, et très loin du neuvième décile, 4 334 euros ; sa situation illustre à elle seule pourquoi la moyenne, 2 733 euros, donne une impression trompeuse du salaire « typique » perçu par la majorité des salariés.
Les écarts de salaires : catégories et femmes-hommes
Les écarts de rémunération entre catégories socioprofessionnelles restent marqués en France. Selon l'Insee, en 2024, dans le secteur privé, le salaire net moyen en équivalent temps plein s'élève à 4 629 euros pour les cadres, 2 633 euros pour les professions intermédiaires, 2 051 euros pour les ouvriers et 1 941 euros pour les employés, pour une moyenne d'ensemble de 2 733 euros.
| Catégorie | Salaire net moyen (EQTP, 2024) |
|---|---|
| Cadres | 4 629 € |
| Professions intermédiaires | 2 633 € |
| Ouvriers | 2 051 € |
| Employés | 1 941 € |
| Femmes | 2 514 € |
| Hommes | 2 891 € |
| Ensemble | 2 733 € |
Source : Insee, Insee Première n° 2079, Les salaires dans le secteur privé en 2024, 23 octobre 2025.
Entre 1996 et 2024, selon l'Insee, le salaire net moyen en équivalent temps plein du secteur privé a progressé de 13,9 % en euros constants, soit 0,5 % par an en moyenne, mais cette progression n'a pas profité à toutes les catégories de la même façon : les ouvriers ont vu leur salaire augmenter de 17,3 % sur la période, contre 11,1 % pour les employés et seulement 0,5 % pour les cadres et 0,9 % pour les professions intermédiaires. L'Insee attribue ce resserrement relatif au fait que les salaires les plus proches du Smic bénéficient directement de ses revalorisations, ou en profitent par effet de diffusion via les accords de branche, tandis que les rémunérations des cadres intègrent davantage de parts variables sensibles à la conjoncture.
L'écart de salaire entre les femmes et les hommes se réduit progressivement, sans disparaître. En 2024, selon l'Insee (Insee Première n° 2079), les femmes gagnent en moyenne 13,0 % de moins que les hommes en équivalent temps plein dans le secteur privé, un écart qui se réduit de 0,3 point par rapport à l'année précédente. Rapportée au revenu salarial, c'est à dire à l'ensemble des rémunérations perçues dans l'année en tenant compte du temps partiel et des interruptions d'activité, la différence est plus large : en 2024, selon l'Insee (Insee Focus n° 377), les femmes du secteur privé perçoivent un revenu salarial inférieur de 21,8 % à celui des hommes, contre 33,7 % en 1995, soit une réduction de 11,9 points en un peu moins de trente ans. Dans la fonction publique, l'écart est moindre : 11,9 % en équivalent temps plein et 13,5 % en revenu salarial en 2022. Selon l'Insee, la majeure partie de cet écart provient de différences de postes occupés : les femmes et les hommes n'exercent pas les mêmes métiers, n'ont pas les mêmes grades ni les mêmes statuts, et ne travaillent pas dans les mêmes entreprises ou les mêmes administrations, davantage que d'un écart de rémunération à poste strictement identique.
Les retraites en France : nombre de retraités et pension moyenne
Fin 2024, selon la Drees, dans un jeu de données publié le 26 mai 2026, la France compte 17,3 millions de personnes percevant une pension de retraite de droit direct, dont 16,4 millions résidant en France, en hausse de 0,7 % par rapport à fin 2023. La pension moyenne de droit direct brute, hors majoration pour trois enfants ou plus, s'élève à 1 705 euros par mois pour les retraités résidant en France, en progression de 0,8 % par rapport à 2023. Cette hausse limitée s'explique, selon plusieurs analyses relayant les données de la Drees, par un effet démographique : les retraités les plus âgés, aux pensions historiquement plus faibles, disparaissent progressivement, tandis que les nouveaux retraités arrivent souvent avec des pensions plus modestes, ce qui tire mécaniquement la moyenne d'ensemble vers le bas malgré les revalorisations appliquées aux pensions déjà versées.
Entre les femmes et les hommes, l'écart de pension reste important : fin 2024, la pension moyenne de droit direct des femmes est inférieure de 36 % à celle des hommes lorsqu'on ne prend en compte que les droits acquis par leurs propres cotisations ; l'écart se réduit à 25 % en intégrant les pensions de réversion, qui bénéficient très majoritairement aux femmes veuves. Un an plus tôt, fin 2023, selon le panorama « Les retraités et les retraites, édition 2025 » de la Drees, la France comptait 17,2 millions de retraités de droit direct, pour une pension mensuelle moyenne brute de 1 666 euros, soit 1 541 euros net des prélèvements sociaux, une progression de 2,4 % en euros courants entre 2022 et 2023 qui se traduit en réalité par une baisse de 1,2 % en euros constants, l'inflation ayant plus progressé que les pensions cette année-là.
Comment ce chiffre est calculé
La pension moyenne publiée par la Drees provient de l'enquête annuelle auprès des caisses de retraite (EACR), qui recense chaque année les effectifs de bénéficiaires et les montants versés par chaque régime. Le chiffre le plus souvent cité, 1 705 euros fin 2024, correspond à la pension de droit direct, c'est à dire acquise par les cotisations propres du retraité, hors pension de réversion et hors majoration pour trois enfants ou plus, pour les seuls retraités résidant en France. En élargissant le périmètre à l'ensemble des retraités des régimes français, y compris ceux vivant à l'étranger, la moyenne baisse ; en intégrant les pensions de réversion et les majorations, elle évolue différemment. Il faut donc toujours préciser le périmètre exact derrière un montant de « retraite moyenne ».
Les pensions de retraite constituent le premier poste de dépenses de la protection sociale : elles représentaient 370 milliards d'euros en 2023, soit 13,1 % du produit intérieur brut, selon la Drees. Le système français reste financé par répartition, les cotisations des actifs finançant directement les pensions versées aux retraités, mais le rapport entre le nombre de cotisants et le nombre de retraités se dégrade sous l'effet du vieillissement de la population. Selon le rapport annuel du Conseil d'orientation des retraites de juin 2025, cité par vie-publique.fr, ce ratio est passé d'environ 4 cotisants pour 1 retraité en 1960 à 2 cotisants pour 1 en 2000, puis à 1,8 cotisant pour 1 retraité en 2023, avec une projection à 1,4 cotisant pour 1 retraité d'ici 2070. Fin 2023, toujours selon la Drees, l'âge moyen conjoncturel de départ à la retraite atteignait 62 ans et 9 mois, en hausse continue depuis plusieurs années, et 4,4 millions de personnes bénéficiaient d'une pension de réversion, dont environ 900 000 n'ayant que ce seul droit, quasi exclusivement des femmes.
Questions fréquentes
Quel est le taux de chômage actuel en France ?
Le taux de chômage au sens du BIT s'établit à 8,3 % de la population active au deuxième trimestre 2026, selon l'Insee, soit 2,7 millions de chômeurs. Il est en hausse de 0,2 point sur le trimestre et de 0,7 point sur un an.
Comment un chômeur est-il défini au sens du BIT ?
Selon l'Insee, un chômeur au sens du Bureau international du travail est une personne de 15 ans ou plus sans emploi durant une semaine donnée, disponible pour travailler dans les deux semaines et ayant effectué une démarche active de recherche d'emploi dans les quatre semaines précédentes, ou ayant trouvé un emploi qui commence dans moins de trois mois.
Quel est le montant du Smic net en 2026 ?
Depuis le 1er juin 2026, le Smic mensuel net indicatif s'élève à 1 477,93 euros pour 35 heures hebdomadaires, pour un Smic brut de 1 867,02 euros, selon service-public.gouv.fr. Le Smic horaire brut est de 12,31 euros, soit 9,74 euros net.
Quelle différence entre salaire médian et salaire moyen ?
Le salaire moyen additionne tous les salaires et les divise par le nombre de salariés, ce qui le rend sensible aux très hauts salaires. Le salaire médian partage les salariés en deux moitiés égales. En 2024, selon l'Insee, le salaire moyen net du secteur privé est de 2 733 euros par mois, contre 2 190 euros pour le salaire médian.
Quel est l'écart de salaire entre les femmes et les hommes ?
En 2024, dans le secteur privé, les femmes gagnent en moyenne 13,0 % de moins que les hommes en équivalent temps plein, selon l'Insee. En tenant compte du temps partiel et des interruptions d'activité, l'écart de revenu salarial atteignait 21,8 % en 2024.
Quelle est la pension de retraite moyenne en France ?
Fin 2024, selon la Drees, la pension moyenne de droit direct brute des retraités résidant en France s'élève à 1 705 euros par mois, en hausse de 0,8 % par rapport à fin 2023. La France comptait alors 17,3 millions de retraités de droit direct.
Pourquoi le taux de chômage des jeunes est-il si élevé ?
Le taux de chômage des 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre 2026, plus de deux fois supérieur à celui de l'ensemble de la population active. Selon l'Insee, cela tient surtout à un effet de composition : peu de jeunes de cet âge sont actifs, la plupart étant encore en études, et les moins diplômés, qui entrent plus tôt sur le marché du travail, sont surreprésentés parmi les actifs de cette tranche d'âge.
Sources
- Insee, Informations rapides n° 192, Taux de chômage au deuxième trimestre 2026
- Insee, L'essentiel sur... le chômage
- Insee, Définition du taux de chômage (BIT)
- Insee, Définition du chômeur au sens du BIT
- Service-public.gouv.fr, Smic (salaire minimum interprofessionnel de croissance)
- Insee, Insee Première n° 2079, Les salaires dans le secteur privé en 2024
- Insee, L'essentiel sur... les salaires
- Insee, Salaires mensuels nets moyens dans la fonction publique
- Drees, Effectifs de retraités et montants des pensions versées, données 2024
- Drees, Les retraités et les retraites, édition 2025
- Vie-publique.fr, Lettre de l'essentiel, Les retraites
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