Finances publiques

Les chiffres clés de l'économie française : le tableau de bord complet

Dette, déficit, croissance, chômage, Smic, salaires, inflation et pauvreté : tous les chiffres officiels 2026 de l'économie française, sourcés et datés.

Les chiffres clés de l'économie française : le tableau de bord complet

Les chiffres à retenir

  • Fin T1 2026, la dette publique atteint 117,5 % du PIB (3 536,1 Md€) et le déficit public s'est établi à 5,1 % du PIB en 2025, selon l'Insee
  • Le taux de chômage au sens du BIT grimpe à 8,3 % au deuxième trimestre 2026, contre 7,5 % un an plus tôt
  • Le Smic brut mensuel s'élève à 1 867,02 € depuis le 1er juin 2026, tandis que le salaire net médian dans le privé était de 2 190 € en 2024
  • L'inflation remonte à 2,4 % sur un an en août 2026, tirée par l'énergie, et le pouvoir d'achat par unité de consommation recule de 0,6 % au deuxième trimestre
  • 9,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en 2024, un taux stable à 15,4 %, le plus haut depuis 1996

Les derniers chiffres officiels de l'économie française dessinent un pays endetté, qui ralentit et où le chômage remonte : la dette publique atteint 117,5 % du PIB fin mars 2026, le déficit public s'est établi à 5,1 % du PIB en 2025 et le taux de chômage grimpe à 8,3 % au deuxième trimestre 2026, selon l'Insee. Dans le même temps, l'inflation repart à la hausse (2,4 % sur un an en août 2026) et le pouvoir d'achat des ménages recule.

Ce tableau de bord réunit, avec leur date et leur source, les indicateurs suivis dans les trois dossiers du site : finances publiques, travail et salaires, prix et niveau de vie. Chaque chiffre renvoie vers la publication officielle qui le prouve, afin de permettre de vérifier la donnée et de comprendre comment elle est calculée.

Les grands chiffres de l'économie française en un coup d'œil

Avant d'entrer dans le détail de chaque indicateur, voici une synthèse des données les plus récentes publiées par l'Insee et par le ministère chargé du Travail. Elles couvrent les finances publiques, l'emploi, les salaires et le niveau de vie des ménages. Au 1er janvier 2026, la population française s'élève à 69,08 millions d'habitants, selon l'Insee : c'est le dénominateur qui sert à calculer plusieurs ratios, comme la dette par habitant.

IndicateurValeurPériodeSource
Dette publique (Maastricht)117,5 % du PIB (3 536,1 Md€)fin T1 2026Insee
Déficit public5,1 % du PIB (152,5 Md€)2025Insee
Taux de prélèvements obligatoires43,6 % du PIB2025Insee
Croissance du PIB+0,8 % en volume2025Insee
Taux de chômage (BIT)8,3 %T2 2026Insee
Smic mensuel brut1 867,02 €depuis le 1er juin 2026Service-public.gouv.fr
Salaire net médian (EQTP, privé)2 190 €2024Insee
Inflation (IPC, glissement annuel)+2,4 %août 2026Insee
Taux de pauvreté15,4 %2024Insee

Sources : Insee (statistiques citées dans le détail ci-dessous) ; Service-public.gouv.fr pour le Smic.

Dette publique : combien la France doit-elle en 2026 ?

Fin mars 2026, la dette publique au sens de Maastricht atteint 3 536,1 milliards d'euros, soit 117,5 % du PIB, après 115,7 % fin décembre 2025 selon la série trimestrielle révisée, indique l'Insee dans son Informations rapides n° 158 du 25 juin 2026. La dette nette, qui tient compte de certains actifs financiers détenus par les administrations publiques, s'établit à 109,7 % du PIB à la même date. Cette distinction compte : la dette nette donne une image un peu moins sombre, car l'État, la Sécurité sociale et les collectivités disposent eux aussi d'avoirs financiers.

Sur l'ensemble de l'année 2025, l'Insee a notifié, dans son Informations rapides n° 78 du 27 mars 2026, une dette publique représentant 115,6 % du PIB fin décembre, contre 112,6 % fin 2024, 109,5 % fin 2023 et 111,4 % fin 2022. La trajectoire est orientée à la hausse de façon continue depuis 2023.

Dette publique de la France, en % du PIB
Voir la publication d'origine · graphique État des lieux
Fin d'annéeDette publique (% du PIB)Déficit public (% du PIB)
2022111,44,7
2023109,55,4
2024112,65,8
2025115,65,1
fin T1 2026117,5non disponible sur une base trimestrielle

Source : Insee, Informations rapides n° 78 (27 mars 2026) et n° 158 (25 juin 2026).

Pour comprendre comment ce montant est construit année après année, le dossier consacré à la dette publique de la France détaille le périmètre retenu : État, administrations de Sécurité sociale, collectivités locales et organismes divers d'administration centrale, l'ensemble des engagements financiers consolidés entre ces acteurs.

Déficit et budget public : quel est le trou dans les comptes ?

En 2025, le déficit de l'ensemble des administrations publiques s'élève à 152,5 milliards d'euros, soit 5,1 % du PIB, selon l'Insee. Ce chiffre marque une amélioration par rapport à 2024 (5,8 % du PIB) mais demeure élevé au regard des engagements de réduction du déficit public pris par la France. Sur la même période, les dépenses publiques représentent 57,2 % du PIB et les recettes 52,1 % : l'écart entre les deux équivaut précisément au déficit.

Le taux de prélèvements obligatoires, qui mesure le poids des impôts et des cotisations sociales rapporté à la richesse nationale, atteint 43,6 % du PIB en 2025, contre 42,8 % en 2024. Il a fluctué entre 42,8 % et 45,3 % du PIB au cours de la décennie écoulée, selon l'Insee.

AnnéeTaux de prélèvements obligatoires (% du PIB)
201344,8
201745,3
201944,0
202245,0
202343,2
202442,8
202543,6

Source : Insee, série des prélèvements obligatoires, https://www.insee.fr/fr/statistiques/2381412 ; Insee, Informations rapides n° 78.

Le budget de l'État, lui, n'est qu'une partie du périmètre des finances publiques : il faut y ajouter la Sécurité sociale et les collectivités locales pour obtenir le déficit public consolidé que l'Insee publie chaque printemps.

Croissance économique : le PIB progresse-t-il encore ?

Le produit intérieur brut français a progressé de 0,8 % en volume sur l'ensemble de l'année 2025, selon l'Insee. La dynamique s'est toutefois essoufflée au début de 2026 : le PIB a reculé de 0,2 % au premier trimestre, avant de se stabiliser au deuxième trimestre (+0,0 %), d'après les résultats détaillés publiés le 28 août 2026. L'acquis de croissance pour l'ensemble de 2026, c'est-à-dire la croissance qui serait enregistrée sur l'année si l'activité restait inchangée au second semestre, s'élève à +0,3 %.

Cette quasi-stagnation du début d'année s'explique notamment par un recul de la consommation des ménages et de l'investissement au premier trimestre, partiellement compensé par le commerce extérieur au deuxième trimestre.

Chômage : combien de personnes sont sans emploi en France ?

Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) atteint 8,3 % de la population active au deuxième trimestre 2026, en France hors Mayotte, selon l'Insee. Il remonte continûment depuis le début de 2025 : il était de 7,5 % au premier trimestre 2025, 7,6 % au deuxième, 7,8 % au troisième, 8,0 % au quatrième, puis 8,1 % au premier trimestre 2026.

Taux de chômage en France, au sens du BIT
Voir la publication d'origine · graphique État des lieux
TrimestreTaux de chômage, ensemble (%)
T1 20257,5
T2 20257,6
T3 20257,8
T4 20258,0
T1 20268,1
T2 20268,3

Source : Insee, taux de chômage selon le sexe et l'âge, https://www.insee.fr/fr/statistiques/2532173 (publié le 7 août 2026).

Le chômage touche très inégalement les générations : chez les 15-24 ans, il atteint 21,6 % au deuxième trimestre 2026, contre 7,5 % pour les 25-49 ans et 5,5 % pour les 50 ans ou plus. L'écart entre les femmes (8,2 %) et les hommes (8,5 %) reste limité à ce stade. Le taux de chômage de longue durée, qui mesure la part des actifs sans emploi depuis plus d'un an, s'élève à 2,1 % au deuxième trimestre 2026. Pour suivre l'évolution complète de cet indicateur, le dossier sur le taux de chômage en France présente les séries longues et la méthode de l'enquête Emploi.

Salaires : combien gagnent réellement les salariés du privé ?

En 2024, un salarié du secteur privé perçoit en moyenne 2 733 euros net par mois en équivalent temps plein, soit 3 602 euros brut, selon l'Insee Première n° 2079 d'octobre 2025. Mais ce chiffre masque de fortes disparités : la moitié des salariés gagne moins de 2 190 euros net, un sur dix touche moins de 1 492 euros, et un sur dix dépasse 4 334 euros. Le salaire médian est donc nettement plus bas que la moyenne, tirée vers le haut par les très hautes rémunérations.

Les écarts entre catégories professionnelles restent marqués. Le salaire net moyen des cadres atteint 4 629 euros, contre 2 633 euros pour les professions intermédiaires, 2 051 euros pour les ouvriers et 1 941 euros pour les employés. Les femmes gagnent en moyenne 2 514 euros net, contre 2 891 euros pour les hommes en équivalent temps plein, soit un écart de 13,0 % en 2024, en légère réduction par rapport à l'année précédente.

CatégorieSalaire net moyen EQTP (2024)
Cadres4 629 €
Professions intermédiaires2 633 €
Ouvriers2 051 €
Employés1 941 €
Femmes (ensemble)2 514 €
Hommes (ensemble)2 891 €

Source : Insee Première n° 2079, octobre 2025, https://www.insee.fr/fr/statistiques/8657156.

Attention à la comparaison dans le temps : le champ de cette étude inclut désormais les apprentis, les stagiaires rémunérés et les salariés de Mayotte, ce qui rend les chiffres de 2024 non comparables à ceux des éditions antérieures. Pour aller plus loin sur ce sujet, le dossier sur le salaire médian en France explique pourquoi la médiane donne une image plus fidèle du salarié ordinaire que la moyenne.

Smic : quel est son montant depuis juin 2026 ?

Depuis le 1er juin 2026, le Smic horaire brut s'établit à 12,31 euros, soit 9,74 euros net, après une revalorisation de 2,41 %, selon service-public.gouv.fr. Sur une base de 35 heures hebdomadaires, cela représente 1 867,02 euros brut par mois (1 477,93 euros net) et 22 404,20 euros brut par an (17 735,19 euros net). Avant cette revalorisation, le Smic était de 12,02 euros brut de l'heure et de 1 823,03 euros brut par mois au 1er janvier 2026.

MontantBrutNet (indicatif)
Smic horaire12,31 €9,74 €
Smic mensuel1 867,02 €1 477,93 €
Smic annuel22 404,20 €17 735,19 €

Source : Service-public.gouv.fr, vérifié le 1er juin 2026, https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F2300.

Pour le calcul du Smic, le salaire de base, les avantages en nature et les primes liées à la productivité entrent en compte, mais pas les remboursements de frais, les majorations pour heures supplémentaires ni les primes de participation et d'intéressement. Les salariés mineurs bénéficient d'un Smic minoré : 11,08 euros de l'heure à 17 ans et 9,85 euros à 16 ans ou moins. À Mayotte, le Smic horaire brut est de 9,56 euros.

Inflation, pouvoir d'achat et épargne : où en est-on en 2026 ?

En août 2026, les prix à la consommation augmentent de 2,4 % sur un an, après +2,1 % en juillet, selon l'Insee. Cette accélération s'explique essentiellement par les prix de l'énergie, en hausse de 16,7 % sur un an, tirés notamment par les produits pétroliers. L'inflation sous-jacente, qui exclut les produits aux prix les plus volatils, reste plus modérée à 1,1 % en août.

Sur le front du pouvoir d'achat, le revenu disponible brut des ménages, rapporté au nombre de personnes qui le partagent, recule de 0,6 % au deuxième trimestre 2026, après -0,2 % au premier. Dans le même temps, le taux d'épargne des ménages baisse légèrement, à 17,2 % du revenu disponible brut au deuxième trimestre, contre 17,9 % au premier trimestre. Les ménages épargnent donc un peu moins, tout en voyant leur pouvoir d'achat se réduire, un double mouvement que l'Insee attribue à la fois à l'inflation et au ralentissement de l'activité.

Pour comprendre la différence entre pouvoir d'achat global et pouvoir d'achat par unité de consommation, le dossier prix et niveau de vie détaille le calcul de cet indicateur et ses limites.

Pauvreté et niveau de vie : qui est concerné en France ?

En 2024, le seuil de pauvreté monétaire, fixé à 60 % du niveau de vie médian, s'établit à 1 337 euros par mois pour une personne seule, selon l'Insee Première n° 2117 de juillet 2026. Sous ce seuil vivent 9,8 millions de personnes en France métropolitaine, soit un taux de pauvreté de 15,4 %, stable par rapport à 2023 et toujours au plus haut niveau depuis le début de la série en 1996.

Le niveau de vie médian, lui, atteint 2 228 euros par mois en 2024, en hausse de 1,8 % en euros constants, porté par la revalorisation des retraites et la progression des salaires, toutes deux supérieures à l'inflation cette année-là.

Prenons un exemple concret pour situer ces montants les uns par rapport aux autres. Nadia travaille à temps plein au Smic depuis juin 2026 : elle perçoit 1 477,93 euros net par mois, selon le montant indicatif calculé par service-public.gouv.fr. Ce revenu la place au-dessus du seuil de pauvreté à 60 % (1 337 euros pour une personne seule en 2024), mais il reste très inférieur au salaire net médian du secteur privé, qui était de 2 190 euros en 2024. Elle fait partie des salariés situés dans la partie basse de l'échelle des rémunérations, sans pour autant être comptabilisée parmi les personnes pauvres au sens statistique.

Seuil (en euros courants, 2024)Personne seule
Seuil à 40 %891 €
Seuil à 50 %1 114 €
Seuil à 60 %1 337 €
Seuil à 70 %1 560 €

Source : Insee, seuils de pauvreté mensuels, https://www.insee.fr/fr/statistiques/2499760.

Pour aller plus loin sur la façon dont ce seuil est fixé et calculé chaque année, le dossier seuil de pauvreté en France détaille la méthode de l'Insee à partir de l'enquête Revenus fiscaux et sociaux.

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Comment ces chiffres sont-ils calculés ?

Chaque indicateur de ce tableau de bord répond à une définition et à une méthode précises, fixées au niveau national ou européen. La dette et le déficit publics sont mesurés selon les règles de la comptabilité nationale harmonisées par Eurostat, qui consolident les comptes de l'État, de la Sécurité sociale et des collectivités locales. Le PIB est estimé à partir des comptes nationaux trimestriels, qui agrègent la production, les dépenses et les revenus de l'ensemble de l'économie. Le taux de chômage, lui, provient de l'enquête Emploi menée en continu par l'Insee auprès d'un échantillon de ménages, selon la définition du Bureau international du travail : est considérée comme au chômage une personne sans emploi, disponible pour travailler dans les deux semaines et ayant cherché activement un emploi dans le mois précédent. Les salaires et les niveaux de vie, enfin, sont calculés à partir de déclarations fiscales et sociales croisées avec les enquêtes de l'Insee, dont l'enquête Revenus fiscaux et sociaux pour la pauvreté et les inégalités.

Questions fréquentes

Quel est le chiffre le plus récent de la dette publique française ?

Fin mars 2026, la dette publique au sens de Maastricht s'élève à 3 536,1 milliards d'euros, soit 117,5 % du PIB, selon l'Insee, Informations rapides n° 158 du 25 juin 2026.

Quel est le taux de chômage actuel en France ?

Au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage au sens du BIT atteint 8,3 % de la population active en France hors Mayotte, selon l'Insee.

Quel est le montant du Smic en 2026 ?

Depuis le 1er juin 2026, le Smic brut mensuel est de 1 867,02 euros pour 35 heures hebdomadaires, soit 12,31 euros brut de l'heure, selon service-public.gouv.fr.

Quelle est l'inflation actuelle en France ?

En août 2026, les prix à la consommation augmentent de 2,4 % sur un an, après +2,1 % en juillet, tirés par la remontée des prix de l'énergie, selon l'Insee.

Combien de Français vivent sous le seuil de pauvreté ?

En 2024, 9,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en France métropolitaine, soit un taux de pauvreté de 15,4 %, stable par rapport à 2023, selon l'Insee.

Le PIB français progresse-t-il en 2026 ?

Après une croissance de 0,8 % en 2025, le PIB a reculé de 0,2 % au premier trimestre 2026, puis s'est stabilisé au deuxième trimestre (+0,0 %), pour un acquis de croissance de +0,3 % sur l'année, selon l'Insee.

Ces chiffres racontent une économie qui ralentit tout en continuant de s'endetter, où le pouvoir d'achat recule à nouveau après une embellie en 2024. Ce tableau de bord sera mis à jour à chaque nouvelle publication de l'Insee.

Tous les chiffres clés de l'économie française sont réunis sur la page d'accueil.

Portrait de Gaspard Mérindol

Gaspard Mérindol, rédacteur en chef. Journaliste économique, il explique l'économie française avec les chiffres officiels : dette, emploi, salaires, prix. Chaque donnée est datée et sourcée.